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<title>10 mai - ecologistes</title>
<description>Libres propos sur la politique en France et ailleurs. Pour que la politique nous fasse aimer le Politique</description>
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<lastBuildDate>Mon, 07 Oct 2024 11:27:21 +0200</lastBuildDate>
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<title>EE-LV, le (premier) trophée de chasse de Hollande</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (NB)</author>
<category>Ecologistes</category>
<category>François Hollande</category>
<pubDate>Sat, 29 Aug 2015 17:42:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;img src="https://size.blogspirit.net/hautetfort.com/10mai/600/media/00/02/3115678533.jpg" alt=""/&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est de coutume de dire que François Mitterrand&lt;/strong&gt; a eu la peau du parti communiste au cours de ses deux&amp;nbsp;septennats. Il faut dire que les communistes, empêtrés dans leur allégeance peu critique au communisme soviétique l'ont bien aidé dans cette&amp;nbsp;tâche dont on n'a pas fini de payer le tribut. N'oublions pas que ces années 80 ont été également celles de la montée du Front national. Qu'on le veuille ou non, notre pays a besoin d'un parti tribunicien qui&amp;nbsp;joue un rôle d'exutoire des colères populaires (1).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Trente ans après,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;un autre François&lt;/strong&gt; (Hollande) est en train d'avoir la peau d'une autre formation&amp;nbsp;Europe écologie-les Verts&amp;nbsp;(EE-LV) qui entend faire de l'ombre au parti présidentiel. En effet, l'une des raisons essentiels de la division des écologistes (qui s'est traduite ces derniers jours par le départ en fanfare de François de Rugy et jean-Vincent Placé) est la conséquence de&amp;nbsp;la pression que fait l'Elysée, depuis des mois,&amp;nbsp;sur le parti écolo pour qu'il accepte de le soutenir dès le premier tour lors de la présidentielle de 2017. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le pari de François Hollande&lt;/strong&gt; est simple : il ne peut espérer arriver au second tour de l'échéance que si la droite est représentée par&amp;nbsp;Nicolas Sarkozy (qui se retrouverait concurrencé par François Bayrou) et si la diversité des candidatures n'est pas trop forte. En clair, il ne faut pas que les écologistes présentent un candidat (Cécile Duflot) qui pourrait lui grappiller trois ou quatre points qui lui seraient fatals. On pourrait gloser sur le calcul&amp;nbsp;risqué du&amp;nbsp;Château : il est peu probable qu'une majorité d'électeurs écolos&amp;nbsp;le soutienne&amp;nbsp;dès le premier tour&amp;nbsp;alors que le&amp;nbsp; Président (jusque-là) a semblé presque en retrait par rapport à&amp;nbsp;Nicolas Sarkozy sur l'écologie qui avaient au moins initié&amp;nbsp;des états généraux.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En faisant pression sur des leaders écologistes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;dont le sens politique est inversement proportionnel à leur fougue, François Hollande a réussi à faire&amp;nbsp;éclater une mouvance écologiste qui, depuis la mésaventure Eva Joly (2% en 2012), est très&amp;nbsp;sceptique sur sa capacité à faire valoir ses idées lors de la présidentielle. Pour être tout à fait honnête, précisons que le Président a bénéficié d'une faiblesse structurelle de cette organisation EELV qui avait été façonné voici quelques années par... J.-V. Placé sur un mode très daté. Ce dernier a au moins raison sur un point : EE-LV fonctionne sur le modèle des années 70 (&quot;gauchiste&quot;, dit-il) avec une prégnance des débats idéologiques&amp;nbsp;(à chaque congrès, 5 ou 6 motions se disputent les suffrages de moins de 5000 adhérents...) et une incapacité à construire un réel lobby écologiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais ce&amp;nbsp;calcul politique risque&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;est malheureusement assez cohérent avec nos institutions qui sont calquées sur le modèle américain (deux candidats au final) sans, pour autant, bénéficier des avantages du système des USA. La 5e République est une formidable machine à éliminer la diversité politique et à broyer le débat politique. Il serait peut-être temps de s'en apercevoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En refusant toute réforme institutionnelle&lt;/strong&gt;, François Hollande a pris un gros risque à&amp;nbsp;trois mois de la conférence sur le climat :&amp;nbsp;affaiblir ceux qui, par-delà leurs divergences, ont été les précurseurs d'un autre modèle&amp;nbsp;de société,&amp;nbsp;plus en harmonie avec les équilibres naturels.&amp;nbsp;Avec cette stratégie machiavélique, il prive notre pays d'une voix originale, parfois agaçante, mais irremplaçable. c'est ce qu'on appelle un beau gâchis politique...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;(1) Mon propos n'est pas de faire un lien entre ces deux courants qui ne partagent aucune valeur, mais d'expliciter la fonction que le PC joua dans l'après-guerre&amp;nbsp;et que prolonge, d'une certaine façon - et de la pire - le Front de la famille Le Pen.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Comment plomber Eva Joly, mode d'emploi</title>
<link>http://10mai.hautetfort.com/archive/2011/11/29/titre-de-la-note.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (NB)</author>
<category>Ecologistes</category>
<category>Livre</category>
<category>Présidentielle 2012</category>
<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 20:41:57 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et si Daniel Cohn-Bendit avait eu raison&lt;/strong&gt; voici un an lorsqu’il avait suggéré à son parti Europe écologie les Verts (EELV) de ne pas présenter de candidat(e) à l’élection présidentielle&amp;nbsp;?&lt;img id=&quot;media-3317029&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/01/01/702405292.jpg&quot; alt=&quot;daniel cohn-bendit, eva joly, cécile duflot&quot; width=&quot;90&quot; height=&quot;133&quot; /&gt; L’argument de «&amp;nbsp;Dany&amp;nbsp;» était le suivant&amp;nbsp;: cette élection ne correspond pas à la culture politique de la formation écologiste et de toute façon, celle-ci est vouée à ne pas gagner l'élection suprême, tout juste à espérer atteindre la très symbolique barre des 5%&amp;nbsp;; il vaut mieux dès lors tout miser sur les élections législatives en faisant en sorte de peser sur le programme de gouvernement. Au vu des événements depuis une dizaine de jours et la priorité absolue donnée par l’appareil du parti à la constitution d’un groupe parlementaire, on peut affirmer que «&amp;nbsp;Dany&amp;nbsp;» avait visé juste. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A quoi a-t-on assisté depuis plusieurs mois&lt;/strong&gt;, si ce n'est l'accumulation des erreurs pour une stratégie gagnante à la présidentielle. D’abord, on a vu le candidat le plus populaire et le plus étiquetté «&amp;nbsp;écolo&amp;nbsp;», Nicolas Hulot, sèchement renvoyé à ses émissions télé dans le cadre d’une primair&lt;img id=&quot;media-3317027&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/00/02/788692540.2.jpg&quot; alt=&quot;daniel cohn-bendit, eva joly, cécile duflot&quot; width=&quot;105&quot; height=&quot;136&quot; /&gt;e (lire mon post du 20 août). Lui a été préférée une femme de caractère à la double nationalité - tout comme «&amp;nbsp;Dany&amp;nbsp;» - connue pour ses talents de juge (l’affaire Elf notamment), mais guère pour ses compétences en matière d’environnement. Mais comme Eva Joly apprend vite et qu’elle sent bien le vivier de militants de ce parti, elle a repris à son compte le «&amp;nbsp;catéchisme&amp;nbsp;» des Verts, parti qui s’est construit notamment sur son opposition viscérale au programme électro-nucléaire de la France. Alors même que l’Allemagne a décidé d’oublier l’atome, alors même que le traumatisme consécutif à la catastrophe de Fukushima est encore dans tous les esprits, la candidate écolo pensait que c'était le moment de faire preuve d’intransigeance car le fameux «&amp;nbsp;consensus nucléaire&amp;nbsp;» est en train de se fissurer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Problème&amp;nbsp;: l’appareil EELV contrôlé par le duo Duflot-Placé&lt;/strong&gt; a pour obsession de c&lt;img id=&quot;media-3317039&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/02/00/3683438895.jpg&quot; alt=&quot;daniel cohn-bendit,eva joly,cécile duflot&quot; width=&quot;119&quot; height=&quot;134&quot; /&gt;onstituer un groupe costaud à l’Assemblée, ce qui passe par un accord avec les socialistes qui doivent consentir à leur libérer une soixantaine de circonscriptions. Cette stratégie peut se défendre si on veut peser sur les choix et pour ce faire, éviter, au cas où François Hollande l’emporterait, que les socialistes aient une majorité écrasante à l’Assemblée. Mais dans ce cas-là, pourquoi aller «&amp;nbsp;faire le mariole&amp;nbsp;» à l’élection présidentielle du printemps puisqu’il ne sera pas possible pour ce parti, tenu par un accord de gouvernement, de défendre totalement ses convictions&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si on veut caricaturer le trait&lt;/strong&gt;, le parachutage de Cécile Duflot dans une circonscription parisienne en or est beaucoup plus stratégique (car elle permet de préparer l’élection municipale en rêvant de chipper la place à Anne Hidalgo) qu’un bon score à la présidentielle. Faire passer le score d’Eva Joly de 4 % à 7-8 % ne change presque rien pour la suite (les législatives) puisque tout est écrit d’avance et le nombre de députés EELV n’en dépend pas (ou à la marge). Il ne s’agit pas ici de nier les aspects novateurs de l’accord PS-EELV, notamment sur la réduction de la place du nucléaire, mais bien de s’interroger sur la cohérence d'une formation qui fait volontiers&amp;nbsp;la morale&amp;nbsp;à la terre entière dans un contexte de discrédit profond des politiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voilà comment on plombe une candidate&lt;/strong&gt; nouvelle qui pouvait apporter, quoiqu'on en dise, de l'air frais dans une campagne très franco-française, voilà comment on dégoûte encore une fois des électeurs et militants qui ont cru qu’au moins dans ce parti, la parole politique était sincère. Dans ce contexte, il eût mieux valu écouter Dany et ne pas faire mine de courir deux lièvres à la fois. Ou alors négocier un accord avec le PS dans l’entre-deux tours de la présidentielle après avoir obtenu un bon score. Mais rester au milieu du gué comme le fait EELV, c’est non seulement condamner Joly à de l’équilibrisme (ce qui n’est pas sa spécialité) et affaiblir considérablement les idées que les écolos entendent porter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; margin-left: 0.11cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;PS: Rien à voir avec ce qui précède (quoique): le livre «&amp;nbsp;Le scandale des biens mal acquis&amp;nbsp;» des journalistes Xavier Harel et Thomas Hoffnung (éditions La Découverte) montre formidablement l'envers noir (c'est le cas de le dire...) des campagnes électorales françaises. On espère, sans trop y croire, que cette pratique est vraiment derrière nous et que la redéfinition des relations France/Afrique ne sera pas oubliée lors de la campagne à venir...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Les écolos se sont-ils tirés une balle dans le pied ?</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (NB)</author>
<category>Ecologistes</category>
<category>Présidentielle 2012</category>
<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 23:47:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Europe Ecologie Les Verts&lt;/strong&gt; (EELV) a-t-il eu raison de se passer des services de Nicolas Hulot? Autr&lt;img id=&quot;media-3164817&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/02/00/3154261375.jpg&quot; alt=&quot;eva joly,nicolas hulot,europe écologie les verts&quot; width=&quot;127&quot; height=&quot;131&quot; /&gt;ement dit, les militants et sympathisants qui se sont exprimés en juin pour désigner leur porte-drapeau lors de la présidentielle de l'an prochain ont-ils fait le bon choix? Alors que le courant écolo fait sa rentrée lors de la sa traditionnelle université d'été, la question doit être posée, même si évidemment la réponse n'est pas aisée à huit mois de l'échéance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons l'ancienne juge franco-norvégienne&lt;/strong&gt; Eva Joly lui a été préférée? Difficile de démêler ce qui relève des qualités de la première et des erreurs du second, mais il apparaît clairement que Hulot n'avait pas le profil-type pour plaire à la base électorale d'EELV. Il est trop «&amp;nbsp;mouillé&amp;nbsp;» avec la chaîne honnie, TF1, a développé des activités lucratives autour de son émission vedette... Passe encore, mais surtout il n'est pas vraiment «&amp;nbsp;écologiquement correct&amp;nbsp;». &lt;img id=&quot;media-3164818&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/00/02/1992718127.jpg&quot; alt=&quot;eva joly,nicolas hulot,europe écologie les verts&quot; width=&quot;164&quot; height=&quot;101&quot; /&gt;Son avis nuancé sur le nucléaire (même s'il a durci ses positions depuis Fukushima), ses amitiés à droite (Chirac, Borloo) et son absence de militantisme dans l'organisation ne plaident pas en sa faveur. A contrario, le profil ultra-engagé contre les puissants du monde, les accents moraux, sans oublier sa bonne connaissance des réseaux locaux (elle a sillonné le pays pendant des mois) ont constitué des atouts de poids pour Eva Joly.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les militants ont donc choisi&lt;/strong&gt; la solution la plus sure pour la campagne, celle qui appliquera le mieux les consignes de l'appareil. Avec Eva Joly, déjà aguerrie à la chose politique depuis son élection en 2009 au Parlement européen et surtout habituée aux rapports de force dans ses habits de juge, les risques de sortie de piste sont assez faibles alors qu'ils ne manquaient pas avec l'ex-animateur télé. Joly est déjà un «&amp;nbsp;animal politique&amp;nbsp;» que ne sera jamais Nicolas Hulot. Dans le contexte d'une formation qui préfère le tumulte à la sérénité, la solution de confiance incarnée par la candidate est précieuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour autant, ce qui est bon pour l'appareil&lt;/strong&gt; et ses fragiles équilibre de pouvoir l'est-il pour la cause qu'il s'agit de défendre? Là, il est permis d'être dubitatif. Quel sera, en effet, le contexte dans quelques mois? Au vu de la gravité de la crise liée à la dégringolade estivale des cours de la Bourse et la fragilisation de la zone euro, il est fort probable que l'attention sera monopolisée par les dimensions économiques et sociales. Et quel sera le grand oublié, le cocu de l'histoire? L'enjeu écologique, pardi ! La question du redressement de l'économie mondiale, l'hymne à la croissance vont être sur toutes les lèvres. Dans ce contexte qui pourrait être celui d'une dépression généralisée – surtout si la zone euro ne résiste pas aux assauts de la finance internationale qui veut sa peau -, il sera très difficile de faire entendre l'impérieuse nécessité de repenser notre développement. «&amp;nbsp;On verra cela plus tard&amp;nbsp;», diront les doctes politiques pour qui l'écologie se résume à construire un peu plus de pistes cyclables et à protéger deux ou trois espèces en danger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'avantage que pouvait avoir&lt;/strong&gt; dans ce contexte difficile pour l'écologie politique une personnalité comme Nicolas Hulot, c'est sa capacité à imposer l'enjeu écologique dans le débat par la crédibilité personnelle et sa notoriété. Quand il parle d'un patrimoine naturel en danger, il sait de quoi il parle!Hulot aurait peut-être pu faire comprendre que l'essoufflement du modèle libéral de mondialisation avait à voir avec l'épuisement de la Terre et que repenser notre rapport aux éléments naturels conduit à réorienter l'économie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3164819&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/00/02/788692540.jpg&quot; alt=&quot;eva joly,nicolas hulot,europe écologie les verts&quot; width=&quot;105&quot; height=&quot;139&quot; /&gt;Bien entendu, Eva Joly&lt;/strong&gt; va développer cette équation. Mais sa faible crédibilité sur ce terrain environnementaliste, sa popularité encore limitée risquent de l'handicaper grandement. C'est justement parce que Hulot touche ce public qui regarde TF1 et qui n'a jamais voté écolo qu'il pouvait susciter ce sursaut citoyen. Amener l'écologie politique au-dessus de la barre des 10% pouvait changer la donne, obliger le PS à prendre la question écologiste enfin au sérieux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour secouer les frilosités hexagonales&lt;/strong&gt;, la posture prophétique – qui n'est pas toujours comprise de prime abord, mais marque les esprits – est préférable à la traditionnelle posture politicienne qui ménage tout le monde.&amp;nbsp;En étant la candidate du plus petit dénominateur commun et la moins encombrante pour l'appareil EELV, Eva Joly prend le risque de ne pas bousculer beaucoup le débat politique (ce n'est pas la polémique, sympathique mais sans grand enjeu, autour du 14 juillet, qui le permettra). Il lui reste cependant quelques mois pour s'émanciper de cette lourde tutelle et incarner cette urgence écologique que tout le monde proclame, mais qui reste sans (grand) effet sur les politiques publiques...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Quatre leçons pour un scrutin à oublier</title>
<link>http://10mai.hautetfort.com/archive/2011/03/28/quatre-lecons-pour-un-scrutin-a-oublier.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (NB)</author>
<category>Ecologistes</category>
<category>Extrême droite</category>
<category>Parti socialiste</category>
<category>Présidentielle 2012</category>
<category>UMP</category>
<pubDate>Mon, 28 Mar 2011 21:43:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Le second tour des élections cantonales a finalement confirmé, dans ses grandes lignes, le premier. La divine surprise espérée par la droite, pour faire oublier ses résultats calamiteux du 20 mars, n'a pas été au rendez-vous. Malgré l'implantation, parfois ancienne, de ses candidats, malgré un scrutin &lt;img id=&quot;media-2969447&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/01/00/2263864054.jpg&quot; alt=&quot;cantonales,marine le pen,nicolas sarkozy,martine aubry,cécile duflot,jean-luc mélenchon&quot; /&gt;qui favorise (favorisait?) les notables locaux, la droite a dû abandonné entre deux et quatre départements (la Loire et la Savoie ont encore une issue incertaine) sans compter deux départements d'Outre-mer alors que l'UMP reprend un seul département (le Val d'Oise) en raison de la division locale, là où voici peu Dominique Strauss-Kahn faisait la pluie et le beau temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Au regard de ces deux dimanches (faiblement) électoraux, quels enseignements tirer dans la perspective du scrutin majeur à venir, la présidentielle de 2012? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1/ Le mode d'élection des conseillers généraux est complètement désuet.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Rien n'a changé fondamentalement depuis la IIIe République qui avait fait du département le niveau de consolidation du pouvoir républicain, encore fragile, avec la figure centrale du préfet. Le conseil général était alors chargé de relayer le message républicain en échange d'une reconnaissa&lt;img id=&quot;media-2969452&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/02/01/1480901129.jpg&quot; alt=&quot;cantonales,marine le pen,nicolas sarkozy,martine aubry,cécile duflot,jean-luc mélenchon&quot; /&gt;nce toute symbolique. La France était alors majoritairement rurale, avec une forte stabilité géographique et des réseaux familiaux très puissants. Voilà pourquoi des dynasties, radicales, conservatrices, se succédaient pendant des décennies. Mais avec la décentralisation, la montée du fait urbain, les profondes transformations sociologiques liées aux Trente Glorieuses puis à la crise destructrice, la figure du canton a perdu beaucoup de signification pour les moins de 60 ans. S'est superposé à cela la montée de l'intercommunalité qui a encore brouillé la lisibilité du rôle du conseiller général puisque sa circonscription correspond rarement aux limites des communautés de commune, et a fortiori d'agglomération. Aujourd'hui, nous avons deux fois sur trois des conseillers généraux inconnus des électeurs, désignés par moins de 15 % de ceux-ci (pour un élu à 52 % avec 30 à 35 % de participation). Il fallait modifier ce mode de scrutin complètement décalé avec le XXIe siècle, pas forcément en en finissant avec le département, comme l'avait souhaité la commission Attali (car le département joue un rôle utile en matière sociale, notamment). Deux pistes de réforme étaient envisageables. La première consistait à s'inspirer du mode scrutin des municipales dans les communes de plus de 3500 habitants : une élection à la proportionnelle avec une prime majoritaire à la liste arrivée en tête. L'autre, plus audacieuse, serait de prendre appui sur les structures intercommunales qui maillent maintenant tout le territoire, pour désigner des représentants au conseil départemental. Chaque scénario présente un inconvénient majeur: le premier de donner la part belle aux partis et aux logiques d'appareil ; le second de s'appuyer sur des structures encore jeunes dont la légitimité démocratique est contestable (puisque les élus de ces structures ne sont pas désignés directement par les électeurs). Au lieu de cela, le gouvernement a choisi une solution technocratique qui n'est pas gage de clarification avec un conseiller territorial, élu dans le cadre de super-canton qui siégera à la région et au département. C'est une façon de légitimer le cumul des mandats et surtout cela fragilise la vie des deux collectivités, notamment la région, puisque les élus seront plus porteurs des intérêts de leur petit territoire que du grand. Mais la gauche qui n'a su faire évoluer le système (pour ne pas mécontenter son réseau d'élus?) est mal placée pour critiquer, car l'anachronisme ne pouvait perdurer longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2/ La droite est dans le pétrin et ne sait comment en sortir.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Comme je l'ai expliqué ici dans mon précédent post, sa stratégie est maintenant guidée par la peur. Peur de se faire&lt;img id=&quot;media-2969467&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/02/02/1526023412.jpg&quot; alt=&quot;cantonales,marine le pen,nicolas sarkozy,martine aubry,cécile duflot,jean-luc mélenchon&quot; /&gt; éliminer du second tour de la présidentielle; peur d'être accusé de «&amp;nbsp;mollesse&amp;nbsp;» par le FN sur les questions de sécurité et d'identité nationale (d'où les nouveaux dérapages verbaux du bien peu inspiré Claude Guéant) ; peur de se faire rappeler ses promesses non tenues de 2007 notamment sur le pouvoir d'achat et la valorisation du travail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L'entre deux-tours a laissé apparaître les failles qui s'élargissent dans la majorité présidentielle. La consigne du «&amp;nbsp;ni-ni&amp;nbsp;» (ni FN, ni front républicain) a été très peu suivie par l'électorat dans le cas de duels FN – gauche. Selon une enquête Ipsos réalisée avant le second tour (citée par &lt;em&gt;Le Monde &lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;dans son édition du 29 mars), plus de la moitié des électeurs UMP n'ont pas respecté la consigne de la direction nationale, deux tiers d'entre eux annonçant voter pour la gauche, un tiers pour l'extrême droite. La volonté de se faire bien voir des électeurs de «&amp;nbsp;Marine&amp;nbsp;» n'a pas non plus été payante car , dans le cas de duels gauche-droite, la plupart d'entre eux ont refusé de choisir. Désobéissance par rapport à la consigne Copé/Sarkozy et dédain des électeurs FN pour les candidats UMP... l'addition est salée pour la droite présidentielle qui ne sait plus à quel saint se vouer. Dans son fief des Hauts-de-Seine, deux divers droite, à Neuilly et à Levallois-Perret, l'emportent sur des sarkozystes pur jus, notamment dans le canton détenu naguère par Nicolas Sarkozy. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Même si beaucoup se demandent tout bas si le président sortant ne les emmène pas au casse-pipe électoral, ils ne seront pas très nombreux à faire état de leurs doutes. Et la comédie du pouvoir va continuer avec le slogan qu'aimait tant l'ancien premier ministre Alain Juppé: «&amp;nbsp;droit dans les bottes!&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;3/ Le FN s'ancre profondément dans le pays.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Tous les médias ont parlé de déception pour le FN qui comptait engranger une dizaine de conseillers généraux et n'en récolte que deux. Effet d'optique car l'enjeu pour ce parti était marginalement le nombre de ses élus, plus sûrement sa capacité à perturber le jeu traditionnel. En&lt;img id=&quot;media-2969535&quot; style=&quot;margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; float: right;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/01/02/1843596063.jpg&quot; alt=&quot;cantonales,marine le pen,nicolas sarkozy,martine aubry,cécile duflot,jean-luc mélenchon&quot; /&gt; se qualifiant pour le second tour dans 400 cantons et en rendant chèvre l'UMP sur l'attitude à adopter à son égard, Marine Le Pen a dominé le jeu électoral. Les résultats du second tour, même s'ils ont pu décevoir les leaders du FN – et rassurer les démocrates – doivent être regardés attentivement. Du premier au second tour, ses candidats ont gagné près de 300 000 voix alors même que la participation a faiblement progressé. Cela veut dire que le FN a des réserves de voix et peut encore progresser. Un sondage publié dans la dernière édition de &lt;em&gt;Marianne &lt;/em&gt;sur les abstentionnistes indiquait qu'environ un tiers d'entre eux, s'ils se déplaçaient, pourraient voter pour le FN (contre environ 15% pour l'extrême gauche et le reste pour les partis de gouvernement). Pour la première fois de sa déjà longue histoire, le FN mord sur le coeur du monde du travail, à travers quelques responsables syndicaux locaux (CGT, CFTC, CFDT et même Sud) qui ont pris le dossard FN pour ce scrutin. Cela était totalement inimaginable voici une dizaine d'années car le FN apparaissait alors comme un parti pro-patronal. Dans une France qui se déchaîne contre les privilégiés du CAC-40, qui voue aux gémonies les banquiers et le monde de l'argent, Marine Le Pen apparaît être un espoir pour une fraction non négligeable qui reste sur le bas côté de la mondialisation. Non pas pour qu'elle assume des fonctions politiques de premier plan (qui y croit vraiment?) mais pour qu'elle «&amp;nbsp;foute la frousse à ceux d'en-haut&amp;nbsp;». La fracture élite/peuple qui était apparue clairement lors du référendum européen de 2005 s'accentue, et même si le Front de gauche récolte quelques dividendes, c'est d'abord le FN qui en fait son beurre. A refuser de voir cette réalité en face, la classe politique se condamne à des gueules de bois à répétition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;4/ La gauche l'emporte, mais risque l'éparpillement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Les formations de gauche, à l'exception des écologistes plutôt euphoriques avec le doublement de leurs élus et le triomphe électoral dans le Bade-Wurtemberg, sont restés calmes devant l'effondrement de la droite. D'une part, parce que les conquêtes espérées, notamment dans la Sarthe de François Fillon ou le Rhône de Michel Mercier, ne sont pas au rendez-vous. Ensuite, parce que le FN taille des croupières dans l'électorat de gauche dont une partie doute réellement de la capacité de la gauche de gouvernement à lui redonner espoir. Enfin, et cette donnée a été peu soulignée par les observateurs, parce que ses fiefs traditionnels sont contestés de plus en plus ouvertement. Dans les Bouches-du-Rhône, dans le Nord, dans l'Aude ou ailleurs, le vieux socialisme, volontiers clientéliste, parfois affairiste, est lui aussi décalé avec les aspirations profondes de l'électorat. D'où la perte de sièges ici ou là qui devraient pousser les appareils à renouveler leur personnel et leurs pratiques. Il en sera sans doute rien tellement les élus locaux dans les grandes fédérations vont être choyés dans la campagne pour les primaires qui démarrent au lendemain de ces cantonales, dont les résultats ne sont pas à la hauteur de l'effondrement de l'UMP.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Europe écologie/les Verts&lt;/strong&gt; a raison d'être satisfait de sa performance. La formation écologiste gagne des élus sur des terrains peu favorables historiquement à ses thèses (Haute-Vienne, Indre-et-Loire, Meurthe-et-Moselle...) et elle l'emporte dans un certain nombre de duels face à des sortants socialistes un peu usés. Pour autant, la greffe écologiste dont le drame japonais a accru la légitimité ne prend pas dans les territoires les plus fragiles. A l'exception de Sevran (en raison de la conversion écologiste du maire ex-PCF), les candidats écologistes ne sont pas jugés en phase avec les préoccupations d'un électorat très paupérisé. Même si la critique du «&amp;nbsp;toujours plus consommer&amp;nbsp;» pourrait avoir une résonance dans cette population étranglée par la vie chère et les crédits à la consommation, l'écologie apparaît comme un luxe de bobos, en tout cas de membres de la classe moyenne qui ne vivent dans la hantise des fins de mois difficiles. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Quant au &lt;strong&gt;Front de gauche&lt;/strong&gt;, ses bons résultats – avec la conservation de deux départements et la conquête de quelques sièges notamment dans le Massif central – sont difficiles à interpréter. S'agit-il d'un succès de la stratégie de radicalisation de la gauche de la gauche, initiée par Jean-Luc Mélenchon et suivie vaille que vaille par le PCF? Ou alors cela traduit-il la bonne implantation de certains élus communistes&lt;img id=&quot;media-2969519&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://10mai.hautetfort.com/media/02/02/81578598.jpg&quot; alt=&quot;cantonales,marine le pen,nicolas sarkozy,martine aubry,cécile duflot,jean-luc mélenchon&quot; /&gt; qui savent se rendre utiles à la population? Sans doute un peu les deux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Toujours est-il que la gauche est plus fragmentée que jamais et qu'il sera bien difficile de construire une plate-forme commune sur des sujets aussi sensibles que le nucléaire, la construction européenne ou la question du pouvoir d'achat. Les mois qui arrivent ne vont pas être de tout repos pour les négociateurs des partis de gauche. Espérons simplement que Marine Le Pen, avec son discours simpliste et ses formules lapidaires, n'engrangent pas trop de soutiens pendant cette période où la gauche comme la droite vont chercher un leader et/ou un programme... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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